La France doit-elle disparaître ?
La France doit disparaître.
Absurde, me direz-vous, et pourtant ! Quel avenir un pays sans enfant peut-il espérer ?
Avec la certitude que nous ne pouvons pas, décemment, laisser la France agoniser, le groupe X-Démographie n’a qu’une mission ; tel le groupe X-Crise des années 30, faire face au plus grand défi que la France rencontre de son histoire : le basculement démographique et non plus la chute mais l’abandon de la natalité.
Loin de nous satisfaire des discours pétrifiés dans la nostalgie d’un passé révolu, nous nous refusons à baisser les bras devant la tâche qui nous incombe.
L’avenir ne s’écrira pas sans nous et la Nation entière a besoin de revivre la flamme de l’espérance.
C’est ici que nous avons notre rôle à jouer : penser, prévoir, proposer et construire des solutions à opposer à ceux qui demeurent dans l’expectative, aux marchands de mauvaises nouvelles et à nos compatriotes désespérés.
La démographie, comme l’histoire, n’est pas écrite par avance. À son inverse, en revanche, elle ressent chaque seconde d’inaction comme une sentence risquant d’être irrévocable.
La flamme de la France ne doit pas s'éteindre, à nous d'agir pour la défendre.
A l’heure du retour de l’histoire et de temps belliqueux, le « réarmement démographique » annoncé par le Président de la République Emmanuel Macron le 16 janvier 2024 a pris le pays de court. Force est de reconnaître le sens du verbe dans cette formule, si emprise d’actualité, dont la vertu a été moins de tracer l’avenir du pays que de s’insérer dans un « en même temps » cauteleux, sans véritable diagnostic. Sens de la formule, en effet. Au temps du grand siècle, Vauban le soulignait déjà : « la grandeur des rois se manifeste par le nombre de leurs sujets ». À défaut de roi ou de grandeur, cette vérité demeure. Elle illustre et accompagne d’ailleurs le déclassement de l’Occident sur la scène internationale. Alors que l’Europe et le monde anglo-saxon représentaient un quart de la population mondiale à l‘aube du XXe siècle, la modernité ne leur offre plus que 6 % des naissances mondiales. Autre exemple, avec 3,6 millions de naissance en 2024, l’Union européenne représente ainsi moins de 3 % des naissances au niveau mondial, contre 14 % en 1950, ce qui représente un nombre de naissances significativement inférieur à celui de l’Ethiopie. Doit-on en conclure que ce dernier pays sera plus puissant que l’Europe d’ici un siècle ?
Quel avenir s’ouvre-t-il alors à l’Occident alors que son poids démographique dans le monde diminue ?
L’hiver voire le crépuscule démographique est devenu un problème mondial. Nombre de pays voient leur indice de fécondité chuter avec des taux inférieurs à un enfant par femme : Corée du Sud, Pologne, Espagne, Chine, etc.
Plus surprenant est le cas de la France. En effet, le pays bénéficiait de plusieurs siècles de renouvellement et d’accroissement de sa population. Malgré sa réputation historique de pays où naissent les bébés, on parlait d’ailleurs de « Chine de l’Europe », en 2025 et ce pour la première fois depuis 1944, la France a connu plus de décès que de naissances. Le constat ne s’arrête pas là. L’indice de fécondité, de 2,02 en 2010, à peine suffisant pour renouveler la population, s’effondre durant la décennie suivante pour atteindre 1,53 enfants par femme en 2025. Les réformes de 2014 liées à la modulation des allocations familiales en fonction des revenus et l’abaissement du quotient familial, loin d’en être les seules causes, ont clairement accéléré cette chute brutale.
La question demeure pratiquement absente du débat public, tandis que les conséquences sont absolument désastreuses et connues de tous. Ainsi, qui en France peut-il nier les difficultés de financement du système des retraites ? Derrière les clivages politiques, et les postures idéologiques défendant tel ou tel acquis social, tout le monde peut constater l’effondrement du ratio actif sur retraité, sans que personne ne mentionne haut et fort la cause sous-jacente : le manque de naissances. Le vieillissement de la population coûte non seulement au système social, mais pèse également au sein de l’économie, d’où l’émergence de la silver economy, cette économie du 3e âge, du service à la personne, des maisons de retraite et du soin à domicile.
Cette mutation de l’économie et la société n’est pas anodine et révèle une mutation plus profonde, d’ordre anthropologique. Une société vieillissante ne pense plus à l’avenir, mais, par le poids des retraités dans la population électorale, aura tendance à rechercher le statut quo et la stabilité, au lieu de soutenir la recherche, la prospective, l’investissement. De même que la naissance est une irruption de vie dans l’existence des parents, les nouveaux jeunes citoyens incarnent, à eux seuls, l’avenir d’une nation.
La rupture est également présente dans le choix pour les couples d’avoir un enfant ou non. Alors que le confort et l’essor de la civilisation moderne ont fait baissé globalement le nombre d’enfants par foyer, la chute actuelle à moins de 2 enfants par femme, voire moins de 1 dans certaines régions du monde, est inédite. Une part de l’explication réside dans le catastrophisme écologique, omniprésent, martelant avec un ton propre à l’embrigadement que les prochaines décennies seront invivables. Effet dissuasif garanti. Pourtant, la fin du monde ne saurait justifier la fin de la procréation, du choix d’accueillir de nouvelles personnes dans le monde. Face à la perte de repère actuel, replongeons-nous dans nos racines judéo-chrétiennes, car la réponse à ce défi tout moderne qu’il soit de la dénatalité, est présente dans l’un des premiers passages de la Genèse, avec l’histoire de Noé. Alors que ce dernier apprend par Dieu que le déluge exterminateur est proche, il donne naissance 20 ans plus tard à son premier enfant. L’imminence de l’apocalypse certain allait-il dissuader Noé de donner la vie ? Bien au contraire. Il a décidé de donner suite au genre humain, alors qu’il avait constaté de ses yeux l’horreur et la malice de ses congénères de l’époque. Leçon pour notre temps.
Dans le même temps, le discours sur l’immigration se radicalise, certains brandissant, à l’instar de Jean-Luc Mélenchon, la bannière de la « nouvelle France », tandis que les plus conservateurs pointent le changement de paradigme culturel dans notre pays : kebab, voile, et islam sont ainsi devenus des marqueurs à part entière du paysage urbain français, sauf exception. D’ailleurs, le concept de « grand remplacement » n’est plus discuté aujourd’hui, chacun l’ayant repris à son compte. A l’heure où les naissances issues de l’immigration arabo-musulmanes ont dépassé les 20 %, la question du changement de peuple et de civilisation doit se poser. Un peuple qui ne parvient plus à assimiler, à intégrer, à force de renier ses racines, peut-il survivre à cet inédit « assaut démographique » ? C’est d’ailleurs suite à un problème de natalité que l’empire romain s’est effondré. Quant à notre époque, l’islamisation de la société française, souhaitée et portée par les frères musulmans, les nouveaux barbares, ne semble buter devant aucun obstacle, alors que nous avons fêté déjà les 10 ans depuis les attentats du Bataclan, de l’hyper cacher, et la mort du Père Hamel.
Impuissants. Nous le sommes si nous demeurons seuls, perclus dans nos sillons et notre confort de vie, à demeurer attentistes devant une situation inéluctable et sans espoir apparent. Cependant, l’histoire a toujours montré que ce ne sont pas les masses qui bouleversent les équilibres acquis, mais les minorités actives. Soit dit en passant, peu sont ceux capables d’une réelle lucidité et de la capacité à conserver la flamme de l’espérance, dans cette crise qui ne s’esquisse qu’à peine pour le moment. De même que le Général de Gaulle n’a pu relever l’économie française, outre la force extraordinaire de sa personne, que par le plan Pinay-Rueff, préparé au sein du groupe X-Crise, de même l’avenir de la France ne s’écrira pas sans nous.
Au moment de clore ce discours, il est ardu de ne pas se remémorer cet avertissement du Deutéronome, sonnant avec une étrange actualité : « je mets devant toi la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction. Choisis donc la vie, pour que vous viviez, toi et ta descendance. »
Pour que notre descendance puisse vivre dans le pays que nous souhaitons lui transmettre, pour que de nouveaux Français naissent encore, pour que la France survive, et enfin, puisse de nouveau rayonner de la gloire qui lui est propre,
Polytechniciens, camarades, ne restez pas coi ni goguenard, mais répondez à cet appel, pour faire renaître de ses cendres X-Démographie, préparer un avenir que nos politiques ne sont plus capables de penser, et participer au salut de notre douce France, chère à notre cœur.
Bibliographie
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IV. Immigration, islam, islamisme et cohésion nationale
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